Conseil québécois du théâtre

Jane Needles
Conseil québécois du théâtre

Mandat : tisser des liens et planifier le développement.

J’ai travaillé avec Esther pour la première fois au comité organisateur du colloque biennal du Conseil québécois du théâtre. J’étais la seule anglophone au sein du comité. L’objectif était de tisser des liens, de renforcer la communauté québécoise du théâtre, bref de consolider le sentiment d’appartenance au Conseil.

Travaux préparatoires

Au début des travaux préparatoires, Esther nous a surpris : un début de réunion plutôt ludique, l’expression des craintes et des espoirs, des discussions en petits groupe et non dirigées par elle. Graduellement, nous nous sommes laissés conquérir par cette ouverture et cette confiance. Les gens ont accepté de travailler autrement, et les résultats ont été formidables. Durables surtout. À ce jour, deux ans plus tard, certains comités sont toujours en place et travaillent très efficacement. Les anglophones se sentent accueillis et respectés.

C’est donc avec une confiance énorme que j’ai recommandé Esther pour un Sommet de la communauté culturelle anglophone : English-Language Arts Network. Dans ce cas, l’objectif était plutôt de faire le point et de réfléchir ensemble aux priorités de développement de notre communauté.

Encore une fois, j’ai vu des craintes au début des travaux préparatoires. Et encore une fois, les masques et les résistances sont tombés progressivement. Les gens qui connaissent Esther ou qui sont plus audacieux se lancent hors de la proverbiale boîte. Et les autres suivent. Je me rappelle entre autres qu’Esther avait affiché des principes au mur qui parlaient de présence, d’écoute et de respect. C’était un rappel visuel de quelque chose qui peut paraître normal, mais qui permettait éventuellement de se rappeler à l’ordre soi-même.

Une approche non conventionnelle

Avec des consultants conventionnels, les discussions sont dirigées et il y a peu de souplesse par rapport à ce qui est prévu. Avec l’approche collaborative d’Esther, le comité se prend en charge et continue la réflexion entre les réunions. L’approche Forum ouvert a été retenue pour ce Sommet. Si plusieurs doutaient au début de la journée, la confiance s’est manifestée toujours plus fortement de discussion en discussion. Au Conseil québécois du théâtre, nous avions opté pour faire précéder le Forum ouvert d’une Démarche appréciative. Cela nous avait amenés à découvrir des personnes qu’on ne connaissait pas ou peu, ou à ouvrir un autre genre de conversation avec des personnes connues. Dans les deux cas, la satisfaction et l’ouverture manifestes en fin de journée ne laissent aucun doute dans mon esprit. Même si quelques personnes demeurent attachées aux approches traditionnelles, la grande majorité des participants ont aimé cette autre façon de travailler en groupe.

Ce genre d’approche nous apprend à travailler autrement, à penser en dehors de la boîte, à s’ouvrir aux possibilités au lieu de se camper dans nos positions. Chaque personne présente se sent écoutée, et c’est non seulement productif, mais aussi valorisant. C’est formidable. Pour moi, ça renforce des valeurs de leadership ouvert que j’exerçais déjà : quand mon équipe me demande quelque chose, je ne dis jamais oui ou non; je dis « qu’est-ce que tu en penses, toi? ».

Produire le recueil et le remettre sur place

Au CQT, nous avions opté pour peaufiner la mise en page et faire parvenir le recueil des discussions aux participants après l’événement. Avec ELAN, on a plutôt opté pour mettre un soin moyen à la mise en page afin de pouvoir remettre une copie aux participants sur place. Je recommande fortement cette façon de faire. Il faut qu’une personne s’occupe strictement de ce travail, et c’est plus stressant, mais l’impact est tel qu’il en vaut la peine.

La synergie qui se crée dans un groupe est source d'engagement et d'action efficace.

VOTRE ÉQUIPE SERA PLUS FORTE,
MOTIVÉE ET PASSIONNÉE ...
JE VOUS LE PROMETS.